1er partie – 12 graphiques qui montrent pourquoi les gens deviennent gros.

mai 30, 2020 Conseils, Non classifié(e), Uncategorized 0

Les gens n’ont jamais été aussi gros et malades qu’aujourd’hui.

Le nombre d’obèses a triplé depuis 1980, et cette « épidémie » s’abat surtout sur nos enfants.

La communauté scientifique n’est toujours pas d’accord sur les causes de l’obésité généralisée. Mais cela vient forcément de notre environnement (nos gènes ne peuvent pas avoir changé si vite).

Pour mieux comprendre cette tendance, voici six graphiques, les 6 autres dans la deuxième partie de cet article, qui montrent pourquoi les Américains deviennent tous gros. Certes, c’est aux États-Unis, mais vous avez observé que les tendances américaines parviennent en Europe avec 10 ans de retard.

1) Ils ne cuisinent quasiment plus

Ce graphique montre à quel point leurs habitudes alimentaires ont été bouleversées depuis 120 ans. Presque 50 % de leur budget alimentaire est dépensé pour manger hors de la maison. Et le tiers des dépenses extérieures va à la restauration rapide ! Sachant qu’un repas au restaurant coûte plus cher qu’un McDonald’s, un KFC ou une Pizza Hut, on peut estimer qu’un repas sur deux à l’extérieur est un fast-food.

Mais ce n’est pas tout. Il est de plus en plus courant de se faire livrer à la maison – même McDonald’s et Uber s’y sont mis !

Bien sûr, il est possible de se faire livrer des plats sains (exemple : une douzaine de sushis)… mais nous sommes programmés pour commander :

  • Des plats très caloriques
  • Riches en glucides
  • Transformés et raffinés
  • Cuits dans la friture
  • En quantités importantes (pour profiter de la livraison gratuite à partir de 25 euros)
  • Le tout accompagné d’un coca ou d’une bière

Voyez vous-même :

Si je vous dis « à emporter », vous pensez « pizza », « hamburger », « kebab-frites », « nems frits », « nouilles chinoises sucré-salé ». Personne ne pense « salade verte à l’avocat », « asperges vapeur à l’huile d’olive », « gazpacho tomates-poivrons ».

Par ailleurs, les rayons de surgelés ne cessent de s’agrandir, de même que la taille de nos congélateurs. Pour beaucoup, manger à la maison revient à manger surgelé : cordon-bleu, pizza, frites, etc.

À vrai dire, ce graphique sous-estime l’importance de la malbouffe puisque, même à la maison, les gens mangent de la nourriture transformée.

2) Notre consommation de sucre a explosé

Je ne vais pas répéter que le sucre est notre pire ennemi. Depuis l’époque préhistorique, le sucre était si rare que nous avons développé le réflexe de nous en bâfrer à la première occasion (pour faire des réserves). Or, depuis 150 ans la production a explosé et les prix se sont effondrés. Bien qu’il soit devenu omniprésent, notre attirance pour le sucre reste tout aussi puissante (nous avons besoin de temps pour évoluer).

C’est pourquoi votre cerveau réagit différemment en présence de sucre : il vous pousse à en manger davantage.

De nombreuses études démontrent que manger trop de sucre est mauvais pour la santé. Vous risquez :

  • Résistance à l’insuline
  • Apparition de graisse abdominale
  • Taux élevés de triglycérides

Les chercheurs ont montré que les gros consommateurs de sucre développent plus facilement un diabète de type 2, une maladie cardiaque ou un cancer.

Pour finir, le sucre bouleverse votre équilibre hormonal et vous pousse vers l’obésité [3].

C’est pourquoi on estime que le sucre est le principal facteur d’obésité.

3) Pendant les vacances, la population prend des kilos difficiles à perdre

On ne devient pas obèse en une nuit… C’est un processus lent et insidieux qui s’étale sur plusieurs années.

Au cours d’une année, la prise de poids n’est pas linéaire. Le pic survient pendant les périodes d’excès alimentaires : les vacances et les fêtes. On passe plus de temps à table, on discute en mangeant. On mange sans faim, ou simplement pour passer le temps.

On observe le phénomène suivant : vous allez prendre, disons, cinq kilos pendant les vacances, et par la suite, vous réussirez à en perdre trois… mais il vous restera deux kilos installés pour de bon.

De vacances en vacances, vous allez ainsi gagner du poids lentement mais sûrement [5].

4) L’épidémie d’obésité a commencé le jour où l’on a déclaré la guerre aux graisses

Au cours du XXe siècle, les maladies cardiaques sont devenues la première cause de décès.

De nombreux scientifiques se sont mis à expliquer que les graisses, notamment saturées, étaient la 1re cause alimentaire de maladies cardiaques (la théorie a depuis été invalidée [7]).

Cette idée a servi de base aux régimes pauvres en graisses (surtout saturées) recommandés depuis les années 1970 par les autorités sanitaires. Il faut noter que le nombre d’obèses augmente depuis le jour où les autorités ont commencé à faire la chasse aux matières grasses.

Bien sûr, ceci ne prouve rien car une corrélation n’implique pas une causalité [8].

Cela dit, lutter contre les graisses saturées, mais pas contre les aliments transformés pauvres en graisses mais riches en sucre, contribue à changer – en mal – les habitudes alimentaires de la population.

Quantités d’études de long terme ont montré qu’un régime pauvre en graisses ne permet pas de perdre du poids, ni de prévenir les maladies cardiovasculaires ou le cancer [9].

5) La nourriture n’a jamais été aussi bon marché

Le facteur qui a contribué à nous faire manger davantage est la baisse du prix de l’alimentation.

Sur le graphique ci-dessus, vous voyez que la part de l’alimentation dans le budget était de 25 % en 1930, et que depuis les années 1980, elle tend vers 10 % !

On peut s’en réjouir. Mais il faut voir que les vrais aliments (frais et entiers) restent chers – comme les tomates, les cerises et le poulet de Bresse. C’est la nourriture transformée qui ne coûte plus rien (par exemple la pizza surgelée).

Les aliments vrais, bio ou fermiers sont même si chers que peu de gens peuvent en acheter tous les jours. Dans les quartiers pauvres, la malbouffe est la seule alimentation que les familles peuvent se permettre. D’autant qu’avec les plats préparés, les familles finissent par ne plus savoir cuisiner !

S’il faut un corps sain pour avoir un esprit sain… comment les pauvres peuvent-ils s’en sortir s’ils n’ont accès qu’à de la nourriture :

  • Transformée
  • Riche en sucre
  • Riche en céréales raffinées
  • Pleine d’additifs
  • Et d’huiles végétales hydrogénées (la « graisse des pauvres ») ?

6) Les gens boivent plus de sodas et de boissons fruitées qu’avant

Le cerveau est l’organe qui se charge de réguler nos besoins en énergie. Il s’assure que nous ne soyons ni chétif ni obèse.

Toutefois, le cerveau ne « perçoit » pas le sucre à l’état liquide comme le sucre à l’état solide [10].

Si vous absorbez 100 calories venant d’une boisson sucrée, votre cerveau ne va pas automatiquement vous pousser à manger 100 calories de moins pour compenser [11].

C’est pourquoi les sucres liquides font partie des aliments qui vous font prendre le plus de calories. Beaucoup de gens ignorent que la plupart des jus de fruits naturels contiennent autant de sucre que le Coca et le Sprite [12].

Les études montrent qu’une boisson sucrée par jour augmente de 60,1 % le risque d’obésité chez l’enfant [13].

Le sucre est mauvais… mais sous forme liquide, il est encore pire.Nous en reparlerons lors de notre suite et fin à cet article.

Prenez soins de vous et de vos proches, c’est encore plus important actuellement en ces temps de pandémie.

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“Pour un monde plus en santé”

 

Sources:
Cet article a été traduit et adapté du site Authority Nutrition. Merci.
[1] Dr Stephan Guyenet. HYPERLINK « http://wholehealthsource.blogspot.com/2011/05/fast-food-weight-gain-and-insulin.html » t « _blank » Fast Food, Weight Gain and Insulin Resistance. Whole Health Source.

[2] Johnson RJ, et al. Potential role of sugar (fructose) in the epidemic of hypertension, obesity and the metabolic syndrome, diabetes, kidney disease, and cardiovascular disease. The American Journal of Clinical Nutrition, 2007.

[3] https://nutritionandmetabolism.biomedcentral.com/articles/10.1186/1743-7075-2-5
HYPERLINK « https://academic.oup.com/jcem/article-lookup/doi/10.1210/jc.2003-031855 » https://academic.oup.com/jcem/article-lookup/doi/10.1210/jc.2003-031855 HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23280226 » https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23280226

[4] Dr Stephan Guyenet. HYPERLINK « http://www.youtube.com/watch?v=Mp2p4TdLn_8 » t « _blank » Why do we Overeat? A Neurobiological Perspective. 2014.

[5] A Prospective Study of Holiday Weight Gain

[6] National Center for Health Statistics (US). Health, United States, 2008: With Special Feature on the Health of Young Adults. 2009 Mar. Chartbook.